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Quels examens de dépistage à quel âge ? Un guide basé sur les recommandations

Quels examens de dépistage à quel âge ? Un guide basé sur les recommandations

La prévention est une question de timing — et le bon timing dépend de l'âge. Certains contrôles sont utiles dès la vingtaine, d'autres seulement dès 50 ans. Ce guide montre, sur la base des recommandations, quels dépistages ont du sens à quel âge — de la tension et des lipides au diabète et au dépistage du cancer. Important : ce sont des valeurs d'orientation ; les facteurs de risque et les antécédents familiaux les avancent souvent. L'aperçu complet est dans le tableau en annexe.

Rédigé par

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Ion Haab

PDG et cofondateur

Publié dans Santé générale
9 min lectures · Aug 27, 2026

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Table des matières

En un coup d’œil

  • Les contrôles cardiovasculaires et métaboliques (tension, lipides, glycémie) figurent parmi les plus précoces et les plus importants — souvent déjà dès le milieu de l’âge adulte.
  • Le dépistage du cancer dépend de l’âge et du sexe : col de l’utérus dès 21 ans, sein dès 40–50, côlon dès 45–50, poumon et prostate selon le risque.
  • Les recommandations sont une orientation, pas un automatisme : en cas d’antécédents familiaux ou de facteurs de risque, la prévention commence plus tôt — et certaines décisions (p. ex. PSA) se prennent avec votre médecin.

« À partir de quel âge dois-je faire contrôler quoi ? » est l’une des questions les plus fréquentes — et les plus judicieuses — de la prévention. La bonne nouvelle : pour les contrôles les plus importants, il existe des recommandations claires et bien étayées. La moins bonne : en Suisse, personne ne vous invite automatiquement. Beaucoup dépend de votre canton, de votre médecin — et de vous-même.

Ce guide y met de l’ordre. Il s’appuie sur des recommandations européennes et suisses — dont la recommandation du Conseil de l’UE sur le dépistage du cancer (2022), les recommandations de l’European Society of Cardiology (ESC) et de l’AGLA suisse (groupe de travail lipides et athérosclérose) — ainsi que des institutions suisses comme l’OFSP, la Ligue contre le cancer et « smarter medicine ». Voyez-le comme une carte, pas une recette : votre situation personnelle — antécédents familiaux, facteurs de risque, résultats antérieurs — peut décaler le calendrier.

Cardiovasculaire & métabolique : les risques précoces et silencieux

Ces valeurs évoluent tôt et discrètement — et sont en même temps les plus influençables. C’est pourquoi elles arrivent tôt sur la ligne du temps :

  • Tension artérielle : régulièrement chez tous les adultes ; chaque année dès 40 ans. L’hypertension ne fait pas mal, mais c’est un risque majeur pour le cœur et les vaisseaux.
  • Lipides (cholestérol/LDL) : une évaluation du risque est utile chez les hommes dès ~40 ans et les femmes dès ~50 ans, plus tôt en cas de facteurs de risque (ESC/AGLA) [1].
  • Lipoprotéine(a) / Lp(a) : à mesurer une fois dans la vie — un facteur de risque largement génétique clairement recommandé par les sociétés européennes ESC et EAS [2].
  • Glycémie / diabète : dépistage dès le milieu de l’âge adulte (vers 40 ans), surtout en cas de surpoids ou de facteurs de risque ; puis plus souvent (SGED) [3].

Cette couche cardio-métabolique se regroupe efficacement dans une seule prise de sang large — nous y revenons plus bas.

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Dépistage du cancer : selon l’âge et le sexe

Ici, le moment compte particulièrement — trop tôt n’apporte pas grand-chose, trop tard gâche des chances. Les programmes centraux :

  • Col de l’utérus : dès 21 ans, frottis PAP tous les 3 ans ; dès 30 ans, test HPV primaire tous les 5 ans, jusqu’à environ 65 ans — comme le préconise la recommandation du Conseil de l’UE [4].
  • Sein : mammographie tous les 2 ans. La recommandation du Conseil de l’UE 2022 fixe la population cible à 45–74 ans (auparavant 50–69) [5] ; en Suisse, les programmes cantonaux invitent le plus souvent les femmes dès 50 ans (voir ci-dessous).
  • Côlon : test FIT (selles) tous les 2 ans pour les 50–74 ans, ou coloscopie tous les 10 ans (recommandation du Conseil de l’UE ; certains programmes dès 45 ans) [6].
  • Poumon : scanner à faible dose uniquement pour des groupes à haut risque définis — gros (ex-)fumeurs de 50 à 80 ans avec une longue consommation. L’UE évalue des programmes organisés [7].
  • Prostate : pas de dépistage de routine. En Suisse, « smarter medicine » déconseille explicitement un test PSA chez les hommes asymptomatiques sans risque ; l’Association européenne d’urologie (EAU) insiste elle aussi sur une décision individuelle éclairée (surtout 50–70, plus tôt en cas d’antécédents familiaux) [8].
  • Peau : selon le risque — en cas de nombreux grains de beauté, d’antécédents de cancer de la peau ou de forte exposition solaire, faites contrôler.
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Autres contrôles importants — souvent oubliés

  • Anévrisme de l’aorte abdominale : échographie unique pour les hommes de 65 à 75 ans ayant déjà fumé [9].
  • Densité osseuse (ostéoporose) : pour les femmes dès 65 ans, plus tôt en cas de facteurs de risque (p. ex. après la ménopause avec risque de fracture) [10].
  • Hépatite C : dépistage unique pour tous les adultes de 18 à 79 ans [11].
  • VIH : au moins une fois pour les adolescents et adultes de 15 à 65 ans ; plus souvent en cas de risque [12].
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Important : les recommandations sont une orientation, pas un automatisme

Deux choses transforment un chiffre d’âge en bonne décision :

D’abord, votre risque personnel. Les antécédents familiaux (infarctus, diabète, certains cancers), le tabac, le surpoids ou des résultats antérieurs avancent souvent le moment judicieux. Les âges de ce guide valent pour un risque moyen.

Ensuite, la décision partagée. Pour certains sujets, le « bon » moment n’est pas un chiffre fixe mais une conversation : pour le test PSA, par exemple, on pèse individuellement les bénéfices et les conséquences possibles (surdiagnostic) ; le début de la mammographie dans la quarantaine se décide aussi personnellement. C’est précisément à cela que sert l’accompagnement médical.

Et en Suisse ? Le canton et l’assureur ont leur mot à dire

Deux particularités suisses à connaître :

  • Programmes cantonaux : être invité·e activement au dépistage du sein ou du côlon dépend de votre canton — la Suisse romande et le sud sont en général mieux organisés que de nombreux cantons alémaniques.
  • Assurance : l’assurance de base (LAMal) couvre le dépistage précoce ciblé défini par la loi (p. ex. contrôle gynécologique, mammographie de programme, dépistage du côlon) — mais pas un bilan de santé général. La différence entre LAMal et complémentaire est expliquée dans notre article sur la prévention et l’assurance.
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care intervient

care couvre systématiquement la couche cardio-métabolique — précisément les risques précoces et silencieux (tension, lipides, Lp(a), glycémie) qui se suivent au fil des années. Le Check-up Complet les regroupe dans une prise de sang large et interprétée par un médecin, sur demande en versions 50+ et 60+ avec des marqueurs supplémentaires pertinents selon l’âge.

Honnêtement et c’est important : une prise de sang ne remplace pas le dépistage du cancer par imagerie. La mammographie, la coloscopie, le scanner pulmonaire ou le frottis PAP/HPV restent des examens à part entière. Le bilan est la ligne de base et le fil conducteur — les dépistages spécifiques aux programmes et à l’âge s’y ajoutent. Pourquoi la vue d’ensemble compte plus qu’une valeur isolée, nous l’approfondissons séparément. → Article

Établissez votre ligne de base — avec validation médicale. Un Check-up Complet vous montre où vous en êtes sur les valeurs cardio-métaboliques et fournit des étapes claires — comme fondement pour tout le reste. → Réserver un Check-up Complet

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En résumé

La prévention, ce n’est pas « tout d’un coup », mais le bon examen au bon moment. Les valeurs cardiovasculaires et métaboliques arrivent tôt ; le dépistage du cancer suit selon l’âge et le sexe ; certains contrôles dépendent du risque. Prenez les âges de ce guide comme une carte — et définissez votre itinéraire personnel avec votre médecin.

Questions fréquentes

À partir de quel âge commencer la préventionn ? Plus tôt qu’on ne le pense : la tension, les lipides et — en cas de risque — la glycémie ont du sens dès le milieu de l’âge adulte ; la Lp(a) une fois dans la vie. Le dépistage du cancer commence, selon l’organe, entre 21 ans (col de l’utérus) et 45–50 ans (côlon).

Ces âges valent-ils pour tout le monde de la même manière ? Non. Ils valent pour un risque moyen. En cas d’antécédents familiaux, de tabac, de surpoids ou de résultats antérieurs, la prévention commence souvent plus tôt — cela se décide lors d’une évaluation médicale.

Un bilan de santé complet remplace-t-il le dépistage du cancer ? Non. Une prise de sang large couvre surtout la couche cardio-métabolique. Les dépistages par imagerie comme la mammographie, la coloscopie ou le scanner pulmonaire restent des examens à part, complémentaires.

Pourquoi le test PSA n’est-il pas simplement standard ? Parce que les bénéfices et les risques (dont le surdiagnostic) doivent être pesés individuellement. En Suisse, « smarter medicine » déconseille un dépistage de routine chez les hommes asymptomatiques sans risque — l’approche judicieuse est une décision partagée avec le médecin.

L’assurance paie-t-elle ces examens ? L’assurance de base (LAMal) couvre le dépistage précoce ciblé défini par la loi ; un bilan général en général pas — cela nécessite le plus souvent une complémentaire. Détails : prévention et assurance .

Annexe : tableaux récapitulatifs

Tableau 1 — Dépistage du cancer selon l'âge et le sexe (risque moyen ; valeurs d'orientation)

Âge Femmes Hommes
20–29 Col de l'utérus : frottis PAP tous les 3 ans (dès 21) Pas de programme de routine
30–49 Col de l'utérus : test HPV tous les 5 ans ; Sein : mammographie dès 45 (cible UE 45–74) Pas de programme de routine ; peau selon le risque
50–69 Sein : mammographie tous les 2 ans (programmes CH) ; Côlon : FIT tous les 2 ans ou coloscopie tous les 10 ans Côlon : FIT tous les 2 ans / coloscopie tous les 10 ans ; Prostate : PSA seulement après décision partagée
70–74 Sein & côlon : poursuivre selon le programme/la santé Côlon : poursuivre ; PSA individuel
Selon le risque, tout âge Poumon : scanner faible dose seulement pour haut risque (tabac, 50–80) ; peau selon le risque Poumon : scanner faible dose (tabac, 50–80) ; Prostate : PSA en cas de risque/antécédents ; peau selon le risque

Tableau 2 — Cardiovasculaire, métabolique & autres contrôles

Examen Qui / dès quand Intervalle / remarque
Tension artérielle tous les adultes régulièrement ; chaque année dès 40
Lipides (cholestérol/LDL) hommes dès ~40, femmes dès ~50 ; plus tôt si risque individuel (ESC/AGLA)
Lipoprotéine(a) / Lp(a) tous les adultes une fois dans la vie
Glycémie / diabète dès ~40, surtout si surpoids/risque tous les ~3 ans (SGED)
Anévrisme de l'aorte abdominale hommes 65–75 ayant déjà fumé échographie unique
Densité osseuse (ostéoporose) femmes dès 65 (plus tôt si risque) selon avis médical
Hépatite C adultes 18–79 unique
VIH 15–65 au moins une fois ; plus souvent si risque

Voir les sources ci-dessous pour les critères exacts. Ces tableaux sont une orientation simplifiée et ne remplacent pas un avis médical individuel.

Mention médicale

Cet article a une vocation d'information générale et d'éducation à la santé. Il ne remplace pas un avis, un diagnostic ou un traitement médical individuel. Les moments et intervalles recommandés valent pour un risque moyen et peuvent varier selon la situation personnelle, le canton et la recommandation en vigueur. Le caractère approprié d'un examen pour vous, et à quel moment, se décide lors d'une évaluation médicale.

A propos des auteurs

Ion a cofondé care en 2022 avec l’ambition de rendre la prévention en santé accessible, compréhensible et digitale pour tous. Sous sa direction, care est passée d’un cabinet médical à un modèle de plateforme pour la prévention moderne. Il est titulaire d’un Master en Business Innovation de l’Université de Saint-Gall (HSG) et possède une expérience en conseil stratégique. Avec care, son objectif est de créer une véritable valeur pour les individus et la société.

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Ion Haab

PDG et cofondateur à Zurich, Switzerland