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L'assurance paie-t-elle un bilan de santé en Suisse ? LAMal vs. LCA expliqué

L'assurance paie-t-elle un bilan de santé en Suisse ? LAMal vs. LCA expliqué

L'assurance de base (LAMal) ne paie en général pas un bilan préventif général. Elle ne couvre que certains examens de dépistage définis par la loi. Pour faire (partiellement) rembourser un bilan préventif large, il faut le plus souvent une assurance complémentaire (LCA) dotée d'un budget prévention. Le montant couvert dépend fortement de la police — il vaut donc la peine de vérifier avant de réserver.

Rédigé par

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Ion Haab

PDG et cofondateur

Publié dans Santé générale
10 min lectures · Aug 24, 2026

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Table des matières

En un coup d’œil

  • LAMal (assurance de base) = obligatoire, identique pour tout le monde ; couvre les soins en cas de maladie et quelques prestations préventives définies par la loi — mais pas un bilan de santé général.
  • LCA (assurance complémentaire) = facultative, variable d’un assureur à l’autre ; de nombreuses polices incluent un budget prévention/santé qui aide à financer un bilan.
  • Le fait d’être remboursé, et dans quelle mesure, dépend de votre police complémentaire individuelle — montants, pourcentages et conditions varient fortement.
  • Dans une analyse care de 12 grandes assurances complémentaires, le remboursement sur un bilan à CHF 690 allait de CHF 0 à plus de CHF 600 — selon la police.

« L’assurance va-t-elle payer ? » est la question la plus fréquente à propos d’un bilan de santé — et la réponse prête souvent à confusion. C’est parce que la Suisse connaît deux mondes d’assurance distincts qui obéissent à des règles différentes : l’assurance de base obligatoire (LAMal) et l’assurance complémentaire facultative (LCA).

Cet article explique la différence en termes simples, montre ce que chacune couvre — et ce qu’il faut vérifier avant de réserver un bilan.

Une remarque préalable qui explique beaucoup : le système suisse est excellent — mais surtout une fois les symptômes apparus. L’assurance de base est légalement conçue autour des soins « médicalement nécessaires » ; elle est faite pour réagir aux problèmes, pas pour chercher des risques silencieux chez des personnes en bonne santé. Peut-être une raison pour laquelle seuls 44 % des personnes en Suisse vont régulièrement au dépistage — et 30 % jamais [4].

LAMal et LCA — quelle est la différence ?

À la base :

  • L’assurance de base (LAMal) est obligatoire pour toute personne en Suisse. Son étendue est fixée par la loi et identique chez tous les assureurs — seule la prime diffère. C’est une assurance obligatoire et solidaire : tout le monde est accepté, personne n’est refusé en raison d’antécédents.
  • L’assurance complémentaire (LCA) est facultative et relève du droit privé. Ici, chaque assureur définit son offre : prestations, prix et conditions varient fortement [1, 2]. Parce qu’elle est facultative, sa souscription comporte généralement des questions de santé — l’admission n’est pas garantie.

À retenir : LAMal = la même partout, obligatoire. LCA = différente partout, facultative.

L’assurance de base (LAMal) paie-t-elle un bilan ?

Pour un bilan de santé général « par sécurité » : en général non. L’assurance de base couvre surtout les soins en cas de maladie et d’accident — pas le dépistage large des personnes en bonne santé [1].

Il existe toutefois des exceptions : certaines mesures de dépistage précoce définies par la loi sont prises en charge par la LAMal — par exemple le contrôle gynécologique avec frottis (en règle générale tous les trois ans), la mammographie dès 50 ans (dans le cadre de programmes ou en cas de risque accru), la coloscopie entre 50 et 69 ans, et les vaccinations recommandées [3]. Ce sont des prestations préventives ciblées — pas un bilan complet de biomarqueurs.

L’aperçu ci-dessous montre où l’assurance de base participe pour les thèmes de prévention courants — et où elle ne participe pas :

Examen Wer / Qui / dès quand Assurance de base (LAMal) ?
Tension artérielle tous les adultes seulement en cas de symptômes / facteurs de risque
Cholestérol dès ~40 ans partiellement, en cas de facteurs de risque
Dépistage du diabète dès ~40 ans (plus tôt si surpoids) partiellement, en cas de facteurs de risque
Col de l'utérus (PAP/HPV) femmes, ~tous les 3 ans oui, dans le cadre du contrôle gynécologique
Sein (mammographie) femmes 50–74 oui, dans les programmes cantonaux / en cas de risque
Côlon 50–69/75 oui, via un programme ou sur prescription médicale
Cancer de la peau en cas de risque partiellement, en cas de risque documenté
Check-up Complet général (en bonne santé) tout le monde non → assurance complémentaire

Règle générale : la LAMal paie le dépistage ciblé en cas de risque ou dans un programme — mais pas le bilan préventif large chez les personnes en bonne santé.

Attention : cela dépend aussi de votre canton

Même là où l'assurance de base couvre un dépistage, la mise en œuvre est cantonale — la prévention en Suisse est l'affaire des cantons [5]. Il n'existe pas d'organe central qui invite automatiquement tout le monde au dépistage. Concrètement :

  • Certains cantons mènent des programmes organisés avec invitation (p. ex. dépistage du cancer du sein et du côlon) — surtout en Suisse romande et au sud (Genève, Vaud, Valais, Fribourg, Jura, Neuchâtel, Tessin) ainsi que quelques cantons alémaniques (Berne, Bâle-Ville, Saint-Gall, Thurgovie).
  • Dans de nombreux cantons alémaniques du centre (p. ex. Zurich, Argovie, Lucerne, Zoug), il n'y a pas de programme étendu — vous devez prendre l'initiative vous-même.
  • Là où des programmes existent, la quote-part est faible (environ 10 %, p. ex. ~CHF 20 pour la mammographie ; test FIT ~CHF 5 ; coloscopie CHF 50–170 sur 10 ans) [5].

L'effet est mesurable : dans les cantons dotés d'un programme, la participation dépasse souvent 50 % ; ailleurs, elle est parfois inférieure à 20 %. Le lieu où vous habitez influence donc le soutien préventif dont vous bénéficiez — et pour un bilan large au-delà de ces dépistages ciblés, vous dépendez de toute façon de l'assurance complémentaire ou du paiement personnel.

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À cela s'ajoute l'effet de la franchise

Un point souvent oublié : les personnes qui se sentent en bonne santé choisissent en général la franchise la plus élevée (CHF 2500) — cela réduit la prime. Le revers : jusqu'à ce montant, vous payez de toute façon tout vous-même. Ainsi, même là où l'assurance de base « prend en charge » un examen, la facture finit en pratique le plus souvent chez vous, tant que la franchise n'est pas atteinte.

C'est précisément là que l'assurance complémentaire montre sa force : ses prestations de prévention se situent en dehors de la franchise LAMal — elle paie les bilans et la prévention indépendamment du fait que votre franchise soit atteinte ou non. Pour les personnes en bonne santé et soucieuses de prévention, c'est donc le véritable levier.

Que couvre l'assurance complémentaire (LCA) ?

C'est là que se trouve le véritable levier pour la prévention. De nombreuses polices complémentaires incluent un budget prévention ou santé qui peut (co-)financer des examens préventifs, des bilans, et parfois le fitness, les lunettes ou la médecine complémentaire [2].

Important : « beaucoup » ne veut pas dire « toutes ». Comme la LCA n'est pas standardisée, les polices diffèrent considérablement — par le montant du budget, le pourcentage de remboursement, le maximum annuel et les conditions (p. ex. prestataires reconnus). Deux personnes chez le même assureur peuvent être couvertes très différemment selon la police complémentaire choisie.

Combien revient concrètement ? (chiffres de 12 assureurs)

C'est ici que cela devient concret. Pour notre check assurance (/insurance), nous avons analysé les prestations de prévention de 12 grandes assurances complémentaires suisses et environ 36 polices. Le résultat sur un bilan à CHF 690 : le remboursement va de CHF 0 à plus de CHF 600 — selon la police.

La plupart des polices complémentaires suivent l'un de quatre schémas :

Modèle d'assurance complémentaire Comment fonctionne le remboursement Exemple sur CHF 690
Pourcentage avec plafond annuel 50–90 % des coûts, mais plafonné 90 % mais plafond CHF 200 → CHF 200 ; 80 %, plafond CHF 1500 → CHF 552
Contribution fixe un montant fixe en francs par an selon la police, p. ex. CHF 200–600
% élevé, plafond élevé/absent 75–90 %, peu limité jusqu'à environ CHF 620
Pas de couverture prévention pas de budget pour les bilans CHF 0

L’enseignement clé : ce n’est pas le pourcentage qui décide, mais le plafond. Une police affichant « 90 % de remboursement » paraît généreuse — mais avec un plafond annuel de CHF 200, vous ne touchez au final que CHF 200. Une autre à « 80 % » avec un plafond de CHF 1500 vous rembourse un bon CHF 550. Regardez donc toujours le pourcentage et le montant maximal ensemble.

Deux autres leviers : la fréquence (certaines polices paient chaque année, d’autres seulement tous les 2–3 ans) et le fait que le budget prévention ait déjà été utilisé ailleurs. (Chiffres en date de 2026, illustratifs — les prestations changent ; seule votre police fait foi.)

Qui paie donc le bilan de santé complet de care ?

Le Check-up Complet de care coûte CHF 690. Comme il s’agit de pure prévention sans maladie déjà connue, de nombreuses assurances complémentaires suisses participent aux coûts — jusqu’à une part importante selon la police. Après la publication de votre rapport médical, vous recevez automatiquement un justificatif à soumettre à votre assurance.

Soyons clairs : l’assurance de base (LAMal) ne couvre pas ce bilan — il passe par l’assurance complémentaire. Et cette logique de remboursement s’applique au diagnostic préventif. Les programmes médicaux de perte de poids sont distincts et sont actuellement à la charge du patient en Suisse — à ne pas confondre avec le bilan préventif.

Et si l’assurance ne paie pas (entièrement) — cela vaut-il quand même la peine ?

Pour beaucoup, oui. Un bilan coûte un montant fixe et prévisible — vous savez exactement ce que vous obtenez. À l’inverse se trouve le coût souvent imprévisible de ne pas savoir : une maladie détectée tard, qui aurait été plus simple et plus efficace à traiter tôt, avec en plus du stress, du temps perdu et une qualité de vie diminuée. La prévention déplace l’argent de « peut-être beaucoup plus tard » vers « gérable aujourd’hui » — avec, en contrepartie, de la clarté et des étapes concrètes. Ce qu’un bilan complet mesure réellement est expliqué dans notre article sur le Check-up Complet.

Que devez-vous vérifier dans votre police ?

Avant de réserver, un coup d’œil rapide (ou un appel à votre assureur) est utile :

  • Y a-t-il un budget prévention/santé ? Et de combien est-il par an ?
  • Quel pourcentage est remboursé (p. ex. 50–90 %) — et y a-t-il un montant maximal ?
  • Quels prestataires/prestations sont reconnus ? Certaines polices ont des exigences particulières.
  • Le budget de cette année est-il déjà épuisé ? (p. ex. par le fitness ou les lunettes)
  • Avez-vous seulement une assurance complémentaire ? Sans LCA, un bilan général n’est en général pas remboursé — et la LCA se souscrit à l’avance, pas rétroactivement.

Et si vous voulez changer ou résilier une complémentaire : la plupart des assureurs exigent un préavis de trois mois pour la fin de l’année — l’échéance est donc en général fin septembre. Pour passer à une police au meilleur budget prévention, anticipez avant cette date.

Comment care aide-t-il avec l’assurance ?

care garde volontairement la partie assurance simple :

  • Vérifier la couverture en amont : via le check assurance, vous obtenez une estimation personnelle de ce que votre assurance complémentaire prend en charge.
  • Justificatif automatique : après la publication de votre rapport médical, vous recevez le document de remboursement à soumettre.
  • Garantie cashback : care donne une assurance de couverture — si votre assurance ne paie pas contre toute attente, care prend en charge le montant (les conditions respectives s’appliquent ; vérifiez les détails actuels). Vous réservez ainsi avec un risque faible.

Vérifiez d’abord la couverture, décidez ensuite. Découvrez en quelques minutes ce que votre assurance complémentaire prend en charge pour un Check-up Complet — calculé personnellement, sans engagement. → Vérifier votre couverture d’assurance

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En résumé

En Suisse, l'assurance de base (LAMal) ne paie pas un bilan de santé général — seulement certains dépistages précoces définis par la loi. Pour faire (partiellement) rembourser un bilan préventif large, il faut une assurance complémentaire (LCA) avec un budget prévention. Le montant couvert varie fortement — un coup d'œil à votre police ou une vérification rapide avant de réserver évite les surprises.

Questions fréquentes

L'assurance de base (LAMal) paie-t-elle un bilan de santé ? En général pas pour un bilan général. La LAMal couvre les soins en cas de maladie et quelques dépistages précoces définis par la loi (p. ex. certains dépistages du cancer, vaccinations), mais pas un dépistage préventif complet des personnes en bonne santé.

Quelle est la différence entre LAMal et LCA ? La LAMal est l'assurance de base obligatoire — identique partout, admission garantie. La LCA est l'assurance complémentaire facultative — prestations et prix varient selon l'assureur, et sa souscription comporte généralement des questions de santé.

L'assurance complémentaire couvre-t-elle le bilan de santé complet de care ? De nombreuses assurances complémentaires participent à la pure prévention — jusqu'à une part importante selon la police. Le fait d'être remboursé, et dans quelle mesure, dépend de votre police. care vous remet un justificatif à soumettre après le bilan.

Dois-je avoir l'assurance complémentaire à l'avance ? Oui. L'assurance complémentaire se souscrit au préalable, pas rétroactivement. Sans LCA, un bilan général n'est en général pas remboursé.

Un programme de perte de poids est-il aussi couvert par la complémentaire ? Non — c'est autre chose. Les programmes médicaux de perte de poids sont actuellement à la charge du patient en Suisse. Le remboursement décrit ici concerne le diagnostic préventif, pas les traitements de perte de poids.

Mention médicale

Cet article a une vocation d'information générale. Les prestations d'assurance, les conditions et les montants varient selon l'assureur et la police et peuvent changer — seules les conditions de votre assurance font foi. Vérifiez votre couverture avant de réserver. Cet article ne constitue pas un conseil en assurance ou juridique.

A propos des auteurs

Ion a cofondé care en 2022 avec l’ambition de rendre la prévention en santé accessible, compréhensible et digitale pour tous. Sous sa direction, care est passée d’un cabinet médical à un modèle de plateforme pour la prévention moderne. Il est titulaire d’un Master en Business Innovation de l’Université de Saint-Gall (HSG) et possède une expérience en conseil stratégique. Avec care, son objectif est de créer une véritable valeur pour les individus et la société.

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Ion Haab

PDG et cofondateur à Zurich, Switzerland