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Du muscle, pas seulement des kilos : pourquoi la composition corporelle compte quand on perd du poids avec un GLP-1

Du muscle, pas seulement des kilos : pourquoi la composition corporelle compte quand on perd du poids avec un GLP-1

Quand vous perdez du poids avec un GLP-1, vous ne perdez pas seulement de la graisse — vous perdez aussi une partie de votre masse musculaire. C’est normal, mais ce n’est pas anodin. La quantité de muscle que vous conservez dépend surtout des protéines et de l’entraînement de force, bien plus que du médicament lui-même. Qui ne regarde que la balance passe à côté de l’essentiel : la composition corporelle.

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Ion Haab

Co-Founder & CEO

Published in Weight Loss
6 min lectures · Jul 06, 2026

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Table des matières

Les trois points à retenir

  • Une partie du poids perdu est de la masse non grasse (dont le muscle) — dans les études, environ 20 à 30 %. En même temps, le rapport muscle/graisse s’améliore souvent.
  • Préserver le muscle est largement entre vos mains : assez de protéines et un entraînement de force régulier font la plus grande différence.
  • Ce n’est donc pas le chiffre sur la balance qui compte, mais la manière dont vous perdez du poids — et seule la composition corporelle la révèle.

La balance est une mauvaise narratrice. Elle vous donne un seul chiffre — mais elle ne vous dit pas si vous avez perdu de la graisse ou aussi du muscle. Et c’est justement là toute la différence quand on perd du poids avec un GLP-1 : perdre du poids n’est pas la même chose que le perdre correctement.

Cet article fait le point sur la réalité de la perte musculaire sous GLP-1, sur ce que dit la recherche — et surtout sur ce que vous pouvez faire vous-même afin qu’au final vous perdiez surtout de la graisse et gardiez vos muscles.

Perd-on aussi du muscle quand on maigrit avec un GLP-1 ?

Oui, une partie. Quand vous perdez du poids — que ce soit par un régime, une opération ou un GLP-1 —, une part vient toujours de la masse non grasse, qui comprend aussi le muscle. Dans les analyses d’études sur les GLP-1, cette part se situait grossièrement entre 20 et 30 pour cent du poids perdu [1].

Cela peut sembler beaucoup au premier abord. Mais deux éléments complètent le tableau.

Premièrement, le rapport s’améliore souvent. Dans la sous-étude DXA de composition corporelle de l’essai STEP-1, la masse non grasse a certes diminué d’environ 10 pour cent — mais sa part dans le poids total a légèrement augmenté, car nettement plus de graisse a été perdue [1]. Autrement dit : le corps est devenu globalement plus mince, et non « plus pauvre en muscle » en proportion.

Deuxièmement — et c’est la vraie bonne nouvelle — la perte musculaire dépend plus de votre comportement que du médicament. C’est précisément là que vous pouvez agir.

Pourquoi la masse musculaire est-elle si importante ?

Le muscle, ce n’est pas qu’une question d’esthétique. C’est votre moteur métabolique : plus de masse musculaire signifie que votre corps dépense plus d’énergie, même au repos. Si vous perdez beaucoup de muscle, votre métabolisme de base diminue — et maintenir le poids devient plus difficile (l’une des raisons pour lesquelles les régimes drastiques mènent souvent à l’effet yo-yo).

S’ajoutent la force au quotidien, la mobilité, la santé osseuse et — surtout à partir du milieu de la vie — la protection contre la perte musculaire liée à l’âge. Une faible masse musculaire squelettique est associée à un risque de mortalité toutes causes confondues environ 57 % plus élevé [2]. En résumé : préserver le muscle est l’un des facteurs les plus importants pour que votre résultat soit sain et durable.

La bonne nouvelle : préserver le muscle est largement entre vos mains

La quantité de masse musculaire que vous conservez dépend en grande partie de vous — par l’alimentation et l’entraînement — la partie que les gros titres oublient souvent. Et les données sont ici réjouissantes et claires.

Des analyses récentes (2025) montrent qu’associer un traitement GLP-1 à un entraînement de force et à un apport suffisant en protéines peut nettement réduire la part de poids perdue sous forme de muscle — une grande différence par rapport à « simplement manger moins ».

Le médicament freine l’appétit — mais c’est ce que vous mangez et la façon dont vous bougez qui sauve vos muscles.

Combien de protéines — et quel entraînement ?

Deux leviers, tous deux bien documentés :

Les protéines. Pendant une perte de poids, le corps a besoin d’une quantité de protéines supérieure à la moyenne pour préserver le muscle. Les recommandations actuelles pour les personnes sous traitement GLP-1 se situent autour de 1,2 à 1,6 grammes par kilogramme de poids corporel et par jour — plutôt dans le haut de la fourchette lorsqu’on perd du poids. Concrètement : 20 à 40 g de protéines par repas, répartis sur la journée. Parmi les bonnes sources : le séré, les œufs, les légumineuses, le poisson, la volaille ou le tofu.

Un défi à cela : le GLP-1 réduit l’appétit — c’est justement à ce moment-là que beaucoup ont du mal à manger assez de protéines. C’est là qu’un plan aide (et parfois une complémentation ciblée).

L’entraînement de force. Une alimentation riche en protéines ne suffit pas à elle seule — le muscle n’est réellement préservé que lorsqu’on l’associe à un entraînement de force régulier. La recommandation, en gros : au moins 2 à 3 séances de force par semaine, complétées par de l’endurance (un repère d’environ 150 minutes par semaine). Pas besoin de devenir bodybuilder — un entraînement régulier au poids du corps, avec des élastiques ou des haltères fait déjà une grande différence.

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Pourquoi la balance vous trompe — et ce qu’il faut mesurer à la place

Si seule la balance compte, l’essentiel passe sous le radar. Moins 6 kilos peuvent signifier : 6 kilos de graisse en moins (super) — ou 4 kilos de graisse et 2 kilos de muscle (pas bon). Le chiffre est le même ; la santé qui se cache derrière est tout autre.

Ce que vous voulez vraiment voir, c’est votre composition corporelle : combien de graisse vous perdez et combien de masse musculaire vous conservez. Une analyse de la masse musculaire et grasse rend justement cela visible — et transforme « j’espère que je fais bien » en « je le vois noir sur blanc ». Cela ne motive pas seulement ; cela permet aussi de rectifier le tir tôt si l’on perd trop de muscle.

Comment care accompagne votre composition corporelle

C’est précisément pour cela que l’analyse de la masse musculaire et grasse fait partie intégrante du traitement chez care — pas un gadget ponctuel, mais chaque mois :

  • Un état des lieux au départ montre votre point de départ.
  • Ensuite, votre composition corporelle est mesurée chaque mois — graisse et muscle séparément, pas seulement le poids.
  • Lors de la consultation médicale en vidéo, le résultat est discuté : conseils d’alimentation et d’entraînement, gestion des effets secondaires et — si nécessaire — ajustement du dosage.
  • Dans l’application, vous suivez votre évolution et voyez si vous êtes sur la bonne voie.

Ainsi, ce n’est pas la balance qui est au centre, mais un résultat sain et durable — accompagné médicalement.

Vous voulez savoir où vous en êtes — et si un traitement accompagné vous convient ? Faites la vérification d’éligibilité, sans engagement. En cas d’éligibilité, l’équipe médicale FMH de care examine vos indications — vérifié médicalement, sans pression. → Vérifier mon éligibilité

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En résumé

Quand vous perdez du poids avec un GLP-1, vous perdez aussi un peu de masse musculaire — mais combien dépend en grande partie de vous. Assez de protéines et un entraînement de force régulier sont les leviers les plus puissants, et regarder votre composition corporelle plutôt que la seule balance fait toute la différence entre « plus léger » et « en meilleure santé ». Qui le mesure et bénéficie d’un accompagnement médical ne perd pas simplement du poids — il le perd correctement.

Questions fréquentes

Perd-on forcément du muscle avec un GLP-1 ? Une partie du poids perdu est de la masse non grasse, mais la perte musculaire peut être fortement limitée avec des protéines et un entraînement de force. Dans les études incluant un entraînement et un apport suffisant en protéines, la perte musculaire était d’autant plus faible.

Combien de protéines dois-je manger par jour ? À titre de repère, environ 1,2 à 1,6 g par kilogramme de poids corporel et par jour — plutôt dans le haut de la fourchette lorsqu’on perd du poids — idéalement réparties sur plusieurs repas. Votre quantité individuelle est à discuter avec votre médecin.

Les protéines suffisent-elles à elles seules pour garder du muscle ? Non. Les protéines agissent le mieux en association avec un entraînement de force régulier (environ 2 à 3 fois par semaine).

Pourquoi care mesure-t-il chaque mois l’analyse de la masse musculaire et grasse ? Parce que la balance seule ne montre pas si vous perdez de la graisse ou du muscle. La mesure mensuelle rend vos progrès visibles et permet d’ajuster le traitement au besoin.

Mention médicale

Cet article est destiné à l’information générale et à l’éducation à la santé. Il ne remplace pas un conseil, un diagnostic ou un traitement médical individuel. Les traitements soumis à prescription mentionnés ne sont disponibles que sur ordonnance médicale. En cas de troubles de santé, adressez-vous à un médecin.

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Ion Haab

Co-Founder & CEO à Zurich, Switzerland

A propos des auteurs

Ion est PDG et cofondateur de care, une entreprise pionnière dans le domaine de la santé numérique dont l'objectif est de faire de la prévention l'avenir de la santé, en la rendant plus accessible et plus compréhensible pour tous.